Ötillö World Series 1000 Lakes 2017

Rheinsberg, Germany

1000 Lakes première édition, c'est en forgeant que l'on devient forgeron


Après les difficultés rencontrées à Engadin, Yann voulait prendre une revanche et ne pas rester sur un échec. L’Allemagne c’est beau en Octobre il parait ! Nous voilà donc inscrit sur l’étape allemande des World Series. Le profil nous correspond déjà mieux, pas d’énormes montées en perspective, de longues portions de natation. Tout ce qu’il faut pour nous rendre heureux. Personnellement je ne sais pas trop à quoi m’attendre sur une course aussi tôt après la coupure estivale. Après mon périple au Tadjikistan avec Stéphane, la récupération a été un peu plus longue que je l’aurai souhaité mais il faut récupérer. Je n’ai pas vraiment couru, je n’ai pas vraiment nagé mais nous sommes venus nous faire plaisir avant tout.

Nous découvrons Rheinsberg avec beaucoup d’intérêt. Le cadre est une nouvelle fois splendide et même si je ne comprends rien à l’allemand le weekend s’annonce prometteur. Le samedi d’avant course, nous profitons d’un temps magnifique pour aller voir le départ de la course et essayer de voir quelques parties natation au milieu des champs. Le parcours est bien plat, les lacs bien dégagés, la course sera rapide ! Je suis également très content de retrouver Maja sur la course.



Yann est plus en forme qu’à Engadin et a désormais un peu d’expérience sur les swimrun long. Nous attaquons donc la course prudemment depuis le fond du sas de départ. Allure tranquille jusqu’à la première natation où nous doublons beaucoup de monde dans l’eau. La deuxième section natation s’enchaine très rapidement et nous remontons bien dans la course. Les parties courses à pied sont magnifiques en sous-bois, au milieu des arbres dans leur parure automnale et sur des chemins particulièrement larges. La course étant une longue ligne droite, nous croisons nos supporters qu’après 2h de course, la drapeau LVN vole dans le ciel allemand. La course était très rapide et je ne me souviens plus de tous les détails, je me souviens avoir eu mal au genou droit après avoir ressenti une piqure en courant.

Sur la deuxième partie de course, la périostite de Yann s’est réveillée et nous avons dû ralentir pour qu’il ne souffre pas trop. Au fil de la course, les natations s’espacent et les portions course à pied deviennent plus dure avec la fatigue et les petits pépins physiques. Je me souviens aussi de mes plaquettes avec un trou dans lequel se sont logés quelques roseaux pour de belles égratignures sur une sortie d’eau. Je me souviens d’une mise à l’eau où les concurrents ont pris mes parents pour des bénévoles et leur demandait la direction, il y avait d’ailleurs un énorme trou à l’entrée dans l’eau qui en a surpris plus d’un.



Je me souviens en avoir eu marre de me faire doubler à la fin et avoir fini par une grosse natation suivie d’un sprint final avec tout ce qu’il nous restait pour ne pas nous faire reprendre par les 3 équipes que nous avions doublé dans l’eau.

Je me souviens qu’il faisait gris, froid, qu’il pleuvait même et qu’il faisait meilleur dans l’eau qu’en dehors.

Je me souviens m’être dit que j’adorai ça et que dans ces moments partagés avec son binôme durant la course je me sentais bien vivant !